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ABAKHASS
YARNA TENEHLE AMOUKEN DETRUIRE EST BIEN PLUS FACILE QU'EDIFIER
TAMELELT
oeil
de fennec
Sebkha
pale aux argiles usées
Aux
grès brûlés par le soleil
Grain
de sable
Des
yeux bruns
Ciel
blanc chaud ou froid
Accroché
aux traces
Dos
rond
Les
virages s'ondulent
Et
s'arrêtent
En
rythme
Les
jumelles humaines paysagent
Une
main nue et une autre
Grimpent
Là
où repose cette journée médiane
Rapprochée de la fennec à la patte cassée
Les
buissons dessinent des cercles
D'un
drôle d'air
Un
oued raccompagne les cailloux à l'eau
Perds-toi dans le bleu
Toi
pour qui la lueur rouge
Survient
de l'étoile verte
En
marche vers le sud-est ensoleillé
Dans
ton sommeil ouvert
Un
mot patient coule des jours heureux
Entre
les ombres
Des
branches de l'acacia
Escalade
! Appelle-t-il !
Où
sont passées les épines broutées ?
Questionne-t-il !
Entre
branches et ombres désertes
Les
bras nus se débattent
Image
ébrèche silence
Oiseau
noir et blanc pousse un cri
Fennec
au cœur cassé a peu dormi
Dans les bras froids du désert
L'appareil
à retenir les larmes
Est
en panne
Du
beurre fondu dans le thé
Réchauffera
l'atmosphère
Dans
les yeux des antilopes
L'eau
verte se répand
Elles
boivent de l'herbe bleue
Bosse
et touffe de dromadaire
Décampent
Car
Une
ombre aux oreilles géantes
Plus
encore que celles de fennec
Tente
de suivre les traces de dunes
Mais
sans succès
Car
dans le désert n'est pas fennec qui veut
chekib
abdessalam, un rêve coriace
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