
Un rêve
coriace 
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chekib abdessalam vient de paraître collection Poètes des Cinq Continents éd. l'Harmattan, 2000, 124p, 70f , ISBN 2-7384-8604-5 |
Force insoumise fabuleuse que ne troublent pas les mirages de l'invivable, de l'injonction et de l'apparence, que ne peuvent atteindre les leurres, ni les litanies de la vanité, un rêve coriace s'active rapide et vigoureux. Esprit libre, soleil-mémoire, sable et ubiquité, son âme-lune s'abreuve aux fulgurances du mot. Son horizon est claivoyance. Sa parole exalte la marche en avant du grand nomade. |
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__________________________________________ Oeil de fennec
Sebkha pale aux argiles usées Aux grès brûlés par le soleil Grain de sable Des yeux bruns Ciel blanc chaud ou froid Accroché aux traces Dos rond Les virages s'ondulent Et s'arrêtent En rythme Les jumelles humaines paysagent Une main nue et une autre grimpent Là où repose cette journée médiane Rapprochée de fennec, à la patte cassée
Les buissons dessinent des cercles D'un drôle d'air Un oued raccompagne les cailloux à l'eau Perds-toi dans le bleu Toi pour qui la lueur rouge Survient de l'étoile verte
En marche vers le sud-est ensoleillé Dans ton sommeil ouvert Un mot patient coule des jours heureux Entre les ombres Des branches de l'acacia Escalade! Appelle-t-il ! Où sont passées les épines broutées ? Questionne-t-il ? Entre branches et ombres désertes Les bras nus se débattent Image ébrèche silence Oiseau noir et blanc pousse un cri Fennec au coeur cassé a peu dormi
Dans les bras froids du désert L'appareil à retenir les larmes Est en panne Du beurre fondu dans le thé Réchauffera l'atmosphère Dans les yeux des antilopes L'eau verte se répand Elles boivent de l'herbe bleue
Bosse et touffe de dromadaire Décampent Car Une ombre aux oreilles géantes Plus encore que celles de fennec Tente de suivre les traces de dunes Mais sans succès Car dans le désert n'est pas fennec qui veut
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aquarelle de Yacine
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